La mort des systèmes d’exploitation :
Depuis le début des années 70’, on assiste à une augmentation exponentielle des ressources informatiques telles que la CPU, la RAM, le stockage ainsi que la bande passante.
Source: Loi de Moore – Wikipédia.
Cette croissance effrénée, couplée à près de 40 ans d’innovation technologique dans le domaine des systèmes d’information, ont donnés naissance à de nouveaux axes d’urbanisation ainsi qu’à de nouvelles pratiques architecturales.
Parmi ces multiples révolutions, certaines tendances nous intéressent particulièrement: le Web 2.0, le SaaS, la virtualisations, la mobilité, la multiplication des interfaces inter-applicatives « over internet » et enfin, le cloud computing.
De ces différentes architectures, nous pouvons tirer les quatre enseignements suivant :
- les frontières des systèmes d’information ne se cantonnent plus à celles de l’entreprise,
- le modèle client / fournisseur de service se généralise,
- on observe un retour aux architectures centralisées (terminal / serveur central),
- l’ensemble des couches d’infrastructure subissent une remise en cause, avec l’apparition de strates d’abstractions introduites par les technologies de virtualisation.
(Approfondissement: voir cet article)
Mais quel est le rapport avec notre sujet, me direz-vous ? Et bien, ce sont justement ces grandes tendances qui ont amenées l’apparition de trois nouvelles formes de systèmes d’exploitation.
La première d’entre elles, se concrétise avec l’émergence des hyperviseurs (VMWare ESX et Citrix XenServer par exemple). Ces nouvelles couches, à mis chemin entre une application classique de vitualisation et un système d’exploitation, viennent directement se greffer entre les ressources physiques et les systèmes d’exploitations. Bien qu’à terme, il est fort à parier que l’intermédiaire « système d’exploitation » tel que nous le connaissons, soit voués à disparaître. Il n’est guerre difficile d’imaginer le remplacement pure et simple de celui-ci par une couche, plus triviale, jouant le rôle de « bac à sable » (isolation inter-environnement) entre les applications et l’hyperviseur.
La seconde forme de révolution du système d’exploitation est aussi intégralement liée aux progrès technologiques de la virtualisation. En effet, on commence à voir apparaître dans les SI, le « Desktop as a Service » (a ne pas confondre avec les solutions de type RDP). Le DaaS, pour les intimes, consiste déporter l’ensemble du système d’exploitation dans un pool virtuel hébergé par une ferme de serveurs centrale. Le poste de travail, tel que nous connaissons, devient un simple terminal. Celui-ci exécute un client léger qui reçoit un flux vidéo en streaming et envoie les interruptions émises les périphériques (clavier, souris).
Enfin, la troisième révolution, proche de la précédente, est incarnée par l’apparition des « WebOS ». A l’image de Google Chrome OS, pour ne citer que lui, cette nouvelle forme de système part du postula que 90% du temps passé sur un ordinateur se fait sur internet. Il s’agit en fait, plus d’un navigateur (basé sur un noyau linux) que d’un réel OS.
Bilan :
Il est clair qu’à moyen terme, le système d’exploitation tel que nous le connaissons, va disparaître ; et ceci aussi bien du poste de travail (via la virtualisation du poste de travail, WebOS) que des serveurs (hyperviseurs). Cependant, nous avons plus à faire à une décentralisation du périmètre fonctionnel des systèmes d’exploitation, au profit d’autres couches applicatives, qu’à une réelle disparition.
In fine, rien ne sert de vous débarrasser maintenant de votre licence Windows, les systèmes d’exploitation classiques ont encore quelques beaux jours devant eux.

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est ce qu’il y aura mieux que seven dans les prochains système d’exploitation windows? on l’espère!